Contrat de travail maritime international
La conclusion d’un contrat de travail maritime international intervient fréquemment pour un embarquement à bord d’un navire battant pavillon étranger. Classiquement ce contrat est soumis à la loi du pavillon (loi de l’État d’immatriculation du navire) ou à la loi choisie par l’employeur, la société de manning qui a recruté le marin (loi dite d’autonomie contractuelle), choisie par les contractants, mais, de fait, imposée par l’employeur.
Un tel contrat international soulève des questions quant à l’identification du tribunal compétent en cas de différend, de litige entre les contractants (conflit de juridictions), et de détermination de la loi applicable à la relation de travail (conflit de lois), notamment lorsque le navire est exploité à partir d’un port français ou européen.
Les délais de prescription, c'est-à-dire les délais pour agir en justice en vue de l'obtention de la rémunération des heures supplémentaires, de congés payés, d'indemnité de rupture du contrat ou de dommages et intérêts pour une rupture de contrat irrégulière, abusive, discriminatoire ou vexatoire, sont définis par la loi d'autonomie contractuelle et peuvent être brefs (3 mois, 8 semaines), plus brefs que les délais de prescription du droit français (art. L. 1471-1 C. trav.). Ces délais, issus de la loi d'autonomie contractuelle, s'appliquent même lorsqu'un conseil de prud'hommes français est compétent.
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